On nous avait prédit les pires ennuis sur la route (neige, verglas,…), rien de tout cela. Une route sans encombre nous amène à Toulon où nous attend le bateau. Nous sommes tellement à l’avance, que nous cherchons un restaurant afin d’apaiser notre faim avant de monter sur le bateau: c’est bien connu, la cuisine de chez Corsica Ferries n’est pas vraiment à recommander. Mais un 25 décembre soir, seuls les vendeurs de kebab sont ouverts… Soit, ca fera l’affaire. Il y a beaucoup de vent, la traversée s’annonce houleuse. Le bateau tangue pas mal. Après une bonne nuit de sommeil bercé par le roulis des vagues, nous débarquons à Bastia sous un ciel bas. Une bonne heure de route et un traditionnel petit déj’ à Ponte Leccia plus tard, nous arrivons au moulin.
Le paysage est inhabituel, les sommets sont blanchis par la neige, l’herbe est verte et le kaki est couvert de “boules de Noël”. Le payasage est vert et humide, on se croirait en automne! Première préoccupation, faire un grand feu dans la cheminée car le thermomètre indique 10 degré à l’intérieur. Pas vraiment une surprise! Une fois que c’est mis en route, nous nous lançons dans une corvée bois, ce qui est fort efficace pour se réchauffer. En une heure, nous avons remonté du torrent un tas de bois assez impressionnant! Après avoir entassé et rangé le tout sous l’escalier, nous songeons à nous détendre. Laetitia nous donne quelques calories avec une délicieuse soupe fraîche aux poireaux qui nous réchauffe.
Au programme pour l’après-midi, promenade jusqu’au pont Génois au delà du moulin suivant, sur le torrent. Le passage du gué est plus hasardeux qu’en été en raison du niveau d’eau mais ça passe. Antoine-le-trappeur nous organise un passage (presque) à pied sec. A notre grande surprise, une fois arrivé à l’ancien village, les sentiers deviennent tout à fait praticables. L’explication se trouve 100 m plus loin: la Balagne a investi dans de nouveaux panneaux pour les promeneurs.
A notre retour de la promenade, la température n’a pas beaucoup monté, le thermomètre n’indique qu’un timide 14 degrés. Après s’être réchauffés avec un chocolat chaud brûlant, nous nous rassemblons autour du feu pour prendre l’apéro et jouer à un jeu de société. Les pieds dans le feu, le porto et les plaids de Granny sur les genoux nous permettent de passer notre première soirée de manière très agréable!
Il n’y a plus qu’à se préparer pour la nuit: Mano et Antoine se mettent à la recherche de couvertures, tandis qu’Olivier et Laetitia se félicitent d’avoir emmener leur couette en plumes de canard… On regrette de ne pas avoir emmené de bouillotte!



Granny avait conseillé de prendre des sacs de couchage !
et la bouillotte se trouvait dans l’armoire de la salle de bain !
Une vieille Granny sans sa bouillotte c’est mal la connaitre !
nul besoin de sac de couchage, les couvertures font très bien l’affaire!